Ils sont quelques street artistes à orner régulièrement les rues de Reims de leurs créations. Habitants de la ville de sacres ou simplement de passage, les rues de notre ville sont leur terrain de jeu. Un atelier grandeur nature où ils déploient leurs créations. Fresques géantes ou plus intimistes, collages, dessins au pochoir ou « poésie urbaine », ces œuvres souvent éphémères nous interpellent ou viennent égayer un instant une journée grise et banale. On les prend en photo, on les oublie, on les retrouve, on se demande qui peut bien être derrière ce nom ou ce pseudo.
J’avais repéré depuis plusieurs mois les citations de Singular Vintage. Le contact est pris sur insta, un rendez-vous est donné pour suivre l’artiste « sur le terrain » lors d’une séance de « peinture au pochoir ».
Singular Vintage, son truc c’est la poésie urbaine, des phrases balancées sur les murs comme des haïkus libres et modernes. Jeux de mots, jeux d’écritures, l’objectif est d’égayer les murs tristes, d’interpeller le passant et pourquoi pas le faire réfléchir…
Les phrases viennent parfois appuyer le portrait d’une » figure « , Tarantino, Badinter, Jane Birkin, Al Pacino, un univers « pop » et « rock » qui correspond bien à la personnalité « singulière » de Singular et un peu « vintage » aussi, c’est vrai.
Actif dans la scène rock des années 90, Singular, en plus d’être musicien, a toujours peint, dessiné, écrit. Originaire de Toulouse, parisien mais avec de fortes attaches à Reims, il vient régulièrement nous livrer quelques grammes de poésie urbaine sur les murs décrépis des bâtiments à l’abandon le long du canal. Des murs qui ont vécu et qui sont appelés à disparaître que Singular habille de quelques mots.
Le choix du support est important, la matière en arrière plan, la « rouille » d’une porte, le ciment d’un mur sont des supports parfaits pour le pochoir qu’ils viendront habiller et accompagner.
Vous pourrez trouver ses créations rémoises ou pas sur son insta et vous pourrez même commander des « prints » sur son site https://www.singularvintageart.fr/
Et n’oubliez pas : l’important est de garder son côté punk !






